A Pavie : la République a parrainé Mansour
Extraits :
Des centaines de personnes, humanistes, laïques, membre de la ligue des Droits de l'Homme ; syndicalistes ou simples citoyens venus apporter soutien et engagement pour que Mansour puisse rester en France.
L'adolescent, qui comprend trop bien ce qui lui arrive, recevait à travers un parrainage républicain l'appui de tous ceux qui veulent l'aider... au premier rang Philippe Martin, député, président du conseil général du Gers.
Sur le coup de midi, les nuages se sont mis à pleurer sur le buste de Marianne, comme pour regretter que la République oublie parfois ses engagements humanistes. Mais à ce moment Mansour Yunusov a du avoir chaud au c½ur. Plusieurs centaines de personnes étaient venues à sa rencontre, lui le petit Ouzbek que la France veut renvoyer. Des centaines de personnes, humanistes, laïques, membre de la ligue des Droits de l'Homme ; syndicalistes ou simples citoyens venus apporter soutien et engagement pour que Mansour puisse rester en France. A travers cette triste affaire d'expulsion, c'est aussi un peu de l'honneur de la France qu'ils venaient défendre. On ne peut pas se réclamer de la patrie des Droits de l'Homme et de l'égalité et expulser des gens qui, comme Mansour Yunusov, ont cette immense volonté de s'intégrer dans une société et un pays auxquels ils ont cru. L'adolescent, qui comprend trop bien ce qui lui arrive, recevait à travers un parrainage républicain l'appui de tous ceux qui veulent l'aider... au premier rang Philippe Martin, député, président du conseil général du Gers. Il est le parrain élu, à côté des deux autres citoyens, Christine et Patrick Poumirau.
Mansour est en formation à l'école des métiers de Pavie. Aussi, Jean Gaillard, maire de la ville, accueillait ce baptême en rappelant la multiplicité des peuples et des races qui ont fini, après un millénaire, par faire la France.
Philippe Martin s'est engagé sans réserve dans ce combat au nom d'une solidarité active... Mais surtout pour une République laïque et fraternelle. « Mansour ne doit pas être un simple dossier et beaucoup plus qu'un des 25.000 expulsés que le gouvernement veut pouvoir compter à la fin de l'année. »
Vouloir expulser Mansour c'est le plonger dans le monde cruel de la clandestinité. Hier, à Pavie, la solidarité républicaine a joué à fond.
Que deviendra ce dossier ? L'exemple d'intégration de ce garçon, sa volonté de vivre avec un métier, sa maîtrise de la langue font qu'une expulsion serait synonyme d'une très grande injustice humaine.
article extrait de la Nouvelle République des Pyrénées


